240 citoyens, artistes, agriculteurs, syndicalistes, parlementaires… ont été arrêtés pour avoir voulu exprimer leur désaccord. C’est le constat révoltant que nous pouvons dresser suite à la manifestation organisée ce matin à Bruxelles et qui réunissait quelque 500 manifestants en marge de l’European Business Summit, où les plus puissantes multinationales travaillent à intensifier leurs relations (amicales, diplomatiques et stratégiques) avec le gratin du monde politique européen.

Une réponse policière disproportionnée et totalement liberticide ! Les manifestants étaient venus exprimer pacifiquement leur opposition aux négociations transatlantiques, visant à créer dans la plus grande discrétion, un marché commun entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Comme le dénonce la plateforme No Transat, depuis 2011, un tel marché transatlantique ne peut s’avérer que nocif sur le plan social, écologique et démocratique. Plus que jamais,  nous exigeons la tenue de débats contradictoires et publics, portant sur les enjeux transatlantiques.

Les 240 arrestations sont une nouvelle preuve de la criminalisation croissante des mouvements sociaux et de la difficulté à contester des rencontres officielles unissant monde des affaires et monde politique.